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Eduquer le peuple

Une école janséniste au faubourg Saint Antoine à la veille de la Révolution

Publié le 28 novembre 2013 Mis à jour le 28 novembre 2013

Jean-François Grivel Texte établi, annoté et présenté par Monique Cottret, Valérie Guittienne-Mürger et Fabien Vandermarcq Paris, Nolin, 2013.

À la veille de la Révolution, rue de Lappe, à deux pas de la Bastille, Jean-François Grivel, supérieur des « frères tabourins », une communauté d'instituteurs jansénistes, achève de rédiger un gros volume rassemblant toutes les informations utiles au bon fonctionnement de son établissement.

C’est cet étonnant document que Monique Cottret, Valérie Guittienne-Mürger et Fabien Vandermarcq nous proposent de découvrir.

Règlements des écoles, enseignement de l.’Écriture sainte, recensement méticuleux des fournisseurs, entretien des locaux, hygiène, soins et problèmes de santé en tous genres : rien ou presque n’échappe à Jean-François Grivel, qui note scrupuleusement tout.

Marqués par le jansénisme, les frères tabourins vivent en communauté, tout en demeurant des laïcs. Ils se consacrent à l’instruction primaire et dispensent gratuitement leur enseignement dans des « écoles de charité », destinées aux enfants les plus pauvres, qu’ils vivent au faubourg Saint-Antoine ou dans d’autres paroisses, à Paris comme en province, notamment à Auxerre.

Le manuscrit de plus de 1 200 pages avait, à l’origine, l’ambition de fournir une réponse à toutes les questions qui pourraient se poser à son successeur. Cette édition critique a retenu pour le lecteur les passages les plus représentatifs de ces pages d.’histoire religieuse qui intéresseront aussi bien le spécialiste des mentalités que celui de la culture matérielle.


Mis à jour le 28 novembre 2013